Histoire

Un château aux multiples histoires

Château de Cly vue lointaine, office du tourime du Val d'Aoste

Château de Cly. Vue de loin.

Malgré une première mention tardive, en 1207, de sa chapelle en tant que « Capella Sancti Mauricij de castro Cliuo » appartenant au couvent Saint-Gilles de Verrès, la construction du château serait beaucoup plus ancienne, vers 1027, l'une des premières au val d’Aoste pour les châteaux.  
Il fut, deux siècles plus tard, la propriété de plusieurs familles importantes. Tout d'abord, la famille des Cly qui donnèrent son nom au château, branche des Challand. En effet, à la fin du XIIIème siècle, Boson IV reçut le fief des ducs de Savoie. Le château était donc le siège d'un vaste territoire comprenant Verrayes, Diémoz, Saint-Denis, Chambave, Antey, Torgnon et le Valtournenche. Son second propriétaire, Boniface 1er se vit confisquer le château en 1331 suite à des délits qu'il avait commis sur sa population mais la bâtisse fut ensuite rendue à son fils, Pierre en 1337.

Ce dernier était un opposant du Comte Amédée IV de Savoie et avait les mêmes penchants "tyranniques" que son père. Suite au siège du château que Pierre de Cly perdit, la bâtisse devint donc à partir de 1376 une chatellenie des Savoie et ce jusqu'en 1550. L'un de ses plus importants châtelains fut Pierre Dorchia qui renseigna les comptes, qui nous donnent de précieuses informations sur le château, comme la présense d'un acqueduc permettant d'apporter l'eau au château. Ce château fut donc à son apogée jusqu'au XVIème siècle, en 1550, moment auquel les Savoie qui s'en défirent.
Il passa ensuite entre les mains de différents propriétaires tels Christophe de Morales ou la famille Fabri.

La dernière famille à le détenir fut celle des Roncas de Chatel-Argent, de 1634 à la fin du XVIIème siècle. Elle décide alors de résider dans une bâtisse plus confortable, à Chambave, qui fut construite à partir de nombreux éléments pris sur le manoir de Cly. Le château, plus adapté à la défense qu'à une résidence de luxe ou un palais, affaibli par les éléments empruntés, se vit donc ruiné par les années et les intempéries, jusqu'à l'intervention, au début du XXème, de Tancredi Tibaldi, syndic (maire) de Saint Denis, qui s'en apprioria pour la commune, à qui il appartient encore aujourd'hui.

De vastes chantiers de restauration et de fouilles

Grâce à cette appropriation, le manoir de Cly a bénéficié de nombreux travaux de restauration. Une bonne partie des zones de résidence et la chapelle, en ruines, doivent aux travaux de restauration entrepris de rester en l'état et d'éviter une dégradation ultérieurei. Ces travaux assurent également la mise en sécurité de plu_sieurs secteur du château, et doivent donc permettre d'ouvrir au public des parties encore fermées, au nord principalement, proches de l'entrée. Ces interventions s'accompagnent aussi de sondages archéologiques, et se poursuivront vers l'est et le sud du bâtiment.

Deux grands espaces ont été traités :
- la « cave »
- l'« étable »
Ces deux espaces ont été identifiés par des mentions dans des archives et des traces archéologiques, l'ensemble étant légèrement en contre-bas, et en partie souterrain, par rapport au reste du château.

Photo des ruines du château de Cly, photo personnelle